26.08.2006

Les Pourquoi australiens

Chers lecteurs,

voici maintenant presque trois mois que je vis à Sydney et je dois avouer que quelques questions restent en suspent. Je compte donc sur votre esprit d'analyse multiculturel pour m'envoyer un plan en 2 parties, 2 sous-parties afin d'éclairer mes zones d'ombre. Sans pour autant creuser une rhétorique huntingtonnienne, je dois avouer qu'il y a tout un choc des cultures, à défaut des civilisations (d'ailleurs, "civilisation australienne" n'est-il pas un oxymore?). Pêle-mêle et pour résumer, je ne comprends pas :

- pourquoi les pièces de 2 Dollars sont plus petites que celles d'1 Dollar, alors que celles de 50 cents sont plus grosses que les 20 cents,

- pourquoi ils n'ont toujours compris que les noms de rues ou d'arrêts de bus ne faisaient pas figure d'ornements mais étaient bel et bien utiles (et que par conséquent il faudrait peut-être qu'ils s'en munissent!),

- pourquoi il y a des places numérotées au cinéma que l'on peut réserver alors qu'on ne compte pas plus d'une vingtaine de personnes à chaque séance,

- pourquoi ils refusent CATEGORIQUEMENT de s'affubler d'un manteau chaud et d'admettre qu'il fait froid en hiver!

- Pourquoi les aliments n'ont pas le même goût qu'en France. Non c'est vrai, le Nesquick de mon enfance a ici une saveur industrielle de cacao chimique... Vraiment tout se perd!

- POURQUOI ILS ROULENT A GAUCHE??

- Comment l'iepienne passionnée que je suis accepte de vivre dans un pays avec si peu de conscience politique

- Pourquoi s'évertuent-ils à me demander d'où je viens exactement en France alors qu'ils n'ont aucune idée de la géograpie de notre hexagone.

Des annecdotes qui me font sourire. Je m'amuse de notre différence de comportement. Je commence aussi à les comprendre un peu. Un pays paradoxal mais dans lequel il fait tellement bon vivre. Je me laisse encore un peu le temps de la reflexion pour vous delivrer une analyse sur ce pays, ou plutot sur Sydney.

15.08.2006

Le Steak Club

Chers lecteurs fidèles et assidus,

je l'admets, le titre de ce poste doit vous laisser quelque peu perplexes. Un steak club? Mais de quoi ça s'agit ? (J'en profite pour m'excuser auprès de tous les IEPiens pour avoir préféré une citation de Gad à Saint Thomas d'Aquin mais le coeur a ses raisons que la raison ignore...)

Revenons à nos moutons, ou plutôt à notre vache puisqu'il s'agit après tout d'un STEAK.(Ok, une fois encore je m'excuse et j'accepte honteusement une gommette bien méritée...) Souvenez-vous qu'il y a quelques temps j'arpentais avec courage et détermination les colines de la Snowy Valley. Accompagnée par deux Brésiliennes, j'ai préféré, après avoir désespérement tenté de leur expliquer qu'elles communiquaient dans une langue m'étant plus qu'étrangère, j'ai préféré disais-je m'encainailler avec de nouvelles personnes. Celles-ci s'avèrent être de très bons amis à moi. (Les surprises que vous apportent la vie ne sont-elles pas extraordinaires ?) De très bons amis que je retrouve tous les lundis autour de, je vous le donne en mille : eh oui! d'un steak!

Dans une ambiance tamisée, autour d'une table en bois bien plus chaleureuse que ce métal austère. Chacun raconte son arrivée à Sydney, le choix de cette destination, les aventures à l'arrivée. On commence à divaguer... Nous sommes au Trinity Bar : recherchés par Europol pour avoir osé assassiner le chien de la voisine, nous avons tous couru à travers l'Europe, cherchant une cachette pour passer nos vieux jours. Mais, le réseau des polices fut plus fort que notre stratagème. N'écoutant que notre courage, nous avons alors décidé de quitter le Vieux Continent. Pour aller où? Il nous faut suivre la lumière, nous voici au Trinity Bar...

La semaine prochaine, nous découvrirons probablement notre pays d'acceuil. Soirée australienne en perspective avec des pizzas au kangourou. A défaut d'une culture culinaire, ils ont de bons morceaux de viande. Suite au prochain épisode, donc.

14.08.2006

J'ai déménagé!

Me voilà partie de nouveau, empackant avec une efficacité effrayante mes vingt kilos de bagages ET toutes les affaires inutiles qui ont déjà envahies ma chambre dans la cité. Une valise, un sac, ma sac à dos, mon sac à main (Volcom, pas Vuiton, faut pas pousser tout de même). En un temps reccord, en ce dimanche matin qui clôt une semaine de sorties, je ferme une dernière fois la porte de l'appartement du 49ème étage. Une amie m'attend dans le hall pour me libérer d'une partie mon fardeau.

Une demie heure plus tard, après avoir poliment mais nerveusement supporté les propos outrageux et racistes du conducteur du taxi - un immigré italien ayant vécu à Paris qui ose se plaindre de la politique d'immigration française- je sonne à la porte de ma nouvelle maison. Avec élan, je jette énergiquement tout mon bardat. Peu importe si le vinaigre s'est renversé sur le sèche-cheveux. Je note à peine l'odeur de la sauce qui a pourtant imprégné tout l'intérieur du sac. Je n'en ai cure puisque, c'est dimanche, il fait beau et j'habite désormais à la plage!

Cinq minutes à pied de Bondi Beach. Un quartier Bobo à souhait, ambiance surfeur winner rythmée par le son des soirées reggea et des "no worries, mate" qui ponctuent la fin des phrases. Des boutiques hippies, bio à chaque coin de rues. Les piétons se baladent avec deux chiens (pourquoi toujours deux ? ), leurs sandales à la main. T'as plus de quarante ans, t'es un haut responsable dans la finance, c'est pas grave! Tu continues à arborer un sweat Ripcurl, un baggy et un IPod. C'est ça l'ami, Sydney!

J'adore! Le sable fin et blanc disparaît sous l'écume des vagues fougueuses. L'océan m'appelle, le vent me rend plus timorée. Peu importe. Dans un élan d'audace, munie d'une combinaison anti-froid avec radiateur et chaffe-mains intégrés, je m'en vais bientôt essayer le surf. Bientôt dis-je, pas maintenant. Je préfère pour l'instant assister à l'arrivée de la course City to Surf. 14 km de course du centre-ville à Bondi en longeant la côte. Bien sûr, je n'y ai pas participé, mais j'étais quand même là pour profiter des festivités et du soleil (ce qui m'a valu mes premières marques rouges sur les joues). Prochain achat : Crème anti UV et lunettes de soleil!

01.08.2006

A défaut du surf, le snow board!

Chers lecteurs,

après un peu d'absence, me voilà de nouveau devant mon écran d'ordinateur pour tenter de vous expliquer mon dernier week-end. J'ai énormément pensé à vous, qui souffrez d'une chaleur étouffante. J'ai pensé à vous qui cherchez à vous débarasser de l'oppression du soleil, un peu d'ombre pour vous libérer, une piscine, la mer peut-être. Peut être êtes-vous même en train de fondre comme neige au soleil, espérant le retour des doux après-midi d'automne?

Mon cas est au contraire bien plus singulier. En ce mois de Juillet finissant, je me suis rendue le week-end dernier dans la Snowy Valley pour affronter vaillament ma peur du snowboard. La sportive audacieuse que je suis n'a eu cure de rencontrer la neige glacée et glaciale après chaque virage. Téméraire même, je n'hésitais pas à continuer à tomber sur mes genoux bleutés pour me relever plus déterminée que jamais. Résultat : après 2 jours, j'arrivais enfin à descendre sans encombre la piste JAUNE (même pas verte!) que je connaissais dans ses moindres recoins...

Deux amies brésiliennes m'accompagnaient dans ce baptême des neiges. Elles qui vivent quotidiennement par des températures chaleureuses ne pouvaient plus tenir. D'autant plus qu'elles ont décidé de monter au sommet! Je vous laisse la joie de partager cette expérience : par un vent glacial, un blizzard qui vous attaque le visage, une neige cristaline qui vous déchire la peau, un thermomètre qui atteint sans difficulté les -28°C, nous prenions le télésiège pour monter au sommet. Là, les nuages avaient pris possession des lieux, rendant notre périple inutile. Juste le plaisir d'entendre mes copines hurler à la mort contre ce froid qui investit la moindre parcelle de peau laissée à découvert.

Heureusement, l'ambiance chaleureuse nous réchauffait le coeur, aidée bien entendu par quelques pintes de cette merveilleuse Carlton. Un week-end exceptionnel et inattendu qui me laisse présager des fous-rires lors de mon apprentissage du surf. Le snow est plus simple parait-il, ça promet!

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