14.11.2006

U2 Concert!!

Les jambes en compote, le dos en déconfiture, les bras moulus, la voix raclée me voilà pourtant rentrant toute guillerette du concert de U2. J'ai encore les oreilles qui bourdonnent, la tête qui raisonne. Je chantonne en boucle les 4 seules syllables que je connaisse du groupe irlandais : é-lé-vai-chonne!!

C'était magique. Un chanteur qui tient un stade entier, rien que par ses mimiques. Des jeux de lumière féériques, une sonorisation du tonerre. Bono sait gérer les quelques 80 000 personnes venues le voir. Il amuse, émeut parfois. Il a passé la soirée à nous faire attendre la venue probable et attendue de Kylie... en vain, le bougre! Pour la petite histoire, sachez qu'en cette période estivale, Sydney regorge de concerts : U2, Kylie Minogue, Robbie, on ne sait plus où donner de la tête ni des oreilles.

Fervent défenseur de l'égalité, parain médiatique de Make Poverty History, il discoure sur les enjeux de la dète, le milliard d'individus vivant dans l'extrême pauvreté. Le problème, chers lecteurs, c'est que je suis une néophyte. Une véritable communauté émotionnelle (JE L'AI PLACE!!!!), un public conquis d'avance qui boit les paroles, un peu faciles de leur gourou. Pcq U2 c'est une religion à eux tous seuls.
La révélation, c'est lorque les 6 premiers articles de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme défilent sur le panneau, grand comme 3 immeubles, derrière la scène. On prend conscience de notre unité en tant qu'être humain. Les sourires fusent avec les voisins que personne ne connaît, les acolades fraternelles donnent espoir.
Bono demande à tous de prendre son portable. Chacun s'exécute. On se retourne et on admire un stade étincellant. Des milliers d'étoile m'encerclent. C'est superbe. Le numéro de Make Poverty History s'affiche et chacun envoie un message avec nom et prénom pour affirmer son soutien inconditionnel à l'organisation. Bono nous aurait demandé de le piétiner, je ne suis pas persuadée qu'on lui aurait ri au nez...

Mais, fichtre qu'est ce que c'était bien. Un regret pourtant : je me suis trouvée à côté de l'unique fan à tics qui n'avait comme seul moyen d'expression le bruit stridant et désagréable du sifflet!! CQFD, le lecteur attentif comprendra pourquoi j'ai les oreilles qui sifflent.