11.12.2006
Jesus was a surfer!
Chers lecteurs,
c'est avec bien du retard que je m'en vais prendre ma plume électronique afin de vous compter mes péripéties surfeuses. Que d'aventures!
Tout commença par un bel vendredi après-midi. La pollution harassante du centre-ville rendait l'atmosphère irrespirable. L'air transportait ce vent moite qui colle à la peau. Les nuages éblouissaient les yeux froncés des passants. Le printemps tumulteux faisait donc une fois encore redouter l'arrivée pourtant attendue de l'été. Votre reporter n'appelait qu'à la sérénité d'une plage de sable fin ainsi qu'à la promesse de fou-rires. J'embarquais alors avec une amie pour un week-end surf dont la devise pouvait se résumer ainsi : j'ai peur de rien et surtout pas du ridicule!
6h, le moteur rugit. Les fenêtres sont grandes ouvertes (la climatisation faisant défaut...), la douce saveur suave des vacances embaume le véhicule de bonne humeur. Nous roulons, les langues se délient. Nous venons de tous les horizons. Peu d'Australiens, beaucoup de blondes du Nord de l'Europe... On échange nos expériences sur le sol austral. Les 2 Frenchies que nous sommes se font naturellement remarquer à mesure que les kilomètres nous éloignent.
Le van roule, le paysage défile. Les vallées verdoyantes (si si je vous jure!) disparaissent à la tombée de la nuit.
Nous ne sommes plus qu'à quelques minutes de notre but, surexistées par la perspective des équipées aquatiques qui nous attendent. Mais soudain c'est le drame.
Tout s'arrête. Un embouteillage digne de notre A6 nationale en période estivale. Des heures d'attente en perspective. Nous sortons du bus sur la bande d'arrêt d'urgence. Rien ne bouge. En bonne Française, je m'attendais à rester des heures dans ce siège inconfortable, espérant que le camion renversé qui obstruait la route daigne nous frayer un chemin. C'était sans compter sur la culture australienne, une fois encore le choc des cultures m'a agréablement surprise. Un quart d'attente plus tard, les organisateurs nous proposent une alternative: attendre bien au chaud auprès d'une bière chaleureuse que l'unique route se libère. Pourquoi se prendre la tête quand on peut tout simplement partager une pinte? Demi-tour sur l'autoroute (normal!), direction le village le plus près. Une rue où s'aligne le pub de la ville, la superette de la région et les 3 habitations. Bienvenus dans le Bush! Une serveuse tout autant imbibée que les habitués nous sert, elle nous explique que, oui elle aussi à voyager: elle a couragement laissé sa ville pour effectuer un road trip. On tend l'oreille. Elle continue, nous raconte son périple : Canberra, Melbourne... Déception. Sydney n'est décidément pas l'Australie. Bref.
Une fois la fermeture du bar célébrée à coup de Victoria Bitter, nous repartons, arrivons puis dormons avec une efficacité ahurissante.
Peu de sommeil mais beaucoup de bonne humeur et de motivation plus tard, nous voici dans les vagues. Je ne décrirai pas le passage ridicule par l'apprentissage sur le sable. Tout le week-end à tenter de se mettre sur la planche. Lorsqu'on parvient enfin à tenir debout, c'est tout simplement magique. Une impression de voler... même si ce n'est que pour quelques secondes! Le temps d'hurler I believe I can... splash! Je retombe de nouveau dans l'eau, seul mon pied sort à la surface. La vague m'emporte, je développe la technique du washing machine. Ouf, je remonte à l'air libre. J'attrape ma planche et c'est reparti. J'affronte de nouveau l'écume tumultueuse. Je remonte sur le polystyrène, je rame et je tombe.
BILAN : la découverte de muscles dont l'utilisation m'était inconnue, un coup de soleil sur le visage, les mains et les pieds c'est tout.
Mais comme je ne perds pas espoir, j'y suis retourné hier. Mais c'était sans compter sur ma dextérité légendaire, et ce à Bondi où s'accumulent pèle- mèle les rouleaux et les touristes. Comment, dans cette perspective, éviter de tuer les baigneurs lorsqu'on ne sait pas se diriger? On n'évite pas, on hurle! Attention j'arrive! Je rentre dans les body-boarders, je m'excuse auprès du surfeur à qui j'ai arraché la planche. Je tombe même parfois dans l'eau alors que j'étais assise tranquillement. Les voies de l'océan sont impénétrables...
Comprends pas comment certains peuvent marcher sur l'eau alors que dès que je suis à la plage, je me retrouve avec des bleus sur les genoux. Chacun sa croix.
A vous revoir!
06:16 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


Commentaires
Zab surfeuse bronzée-cramée en jupe en Australie. On me l'aurait raconté que je ne l'aurais jamais cru !
Que les requins se méfient : même si tu souris je suppose que tu gardes toujours un fond de mauvais caractère, et gare à celui qui voudrait te croquer un mollet...
Ecrit par : Thibaut | 11.12.2006
A défaut de surfer sur les vagues,
Tes doigts voguent toujours aussi bien sur le clavier...
... et quand tu n'auras plus les vagues de l'exotisme,
Cette qualité là restera...
Ecrit par : Anne | 12.12.2006
Déjà qu'on se voit tout le temps, qu'on boit la tasse ensemble (ou autre d'ailleurs) et que maintenant on vit et dort ensemble (juste pour 5 jours certes), on ne va pas commencer à se laisser des messages sur nos blogs respectifs non?!
Tu me diras, comme ça les gens ont des versions détaillées et complètes de nos aventures au pays des Skippy... Sûr-ce j'attends tes ronflements dans mon oreille avec impatience!
Biz
Ecrit par : Aude | 13.12.2006
Les commentaires sont fermés.