22.08.2008

Parce qu'il faut bien conclure

Voici un poste difficile à rédiger, encore publier. Des propos qui me conviennent toujours même si, depuis, les choses ont changé. La perspective d'un nouveau voyage palliant les envies d'ailleurs :

Certes, il m'aura fallu du temps.

Manque d'envie, manque de temps, refus d'avoir l'honneté de se retourner sur cette expérience. Peut-être aussi la criante volonté de ne pas s'avouer que l'Australie est bien loin. Le retour en France, le réchauffé de l'IEP aussi, dans un sens, sont pourtant des preuves marquées et marquantes que la page est tournée. Ce n'est pas la nostalgie qui nourrit le spleen de quatrième année. Spleen qui semble sinon une philosophie au moins un concept répandu auprès de mes camarades de promo. Il serait trop simple de vouloir retourner à Sydney pour y revivre exactement la même chose. Déjà parce qu'il serait impossible de retrouver cette même candeur face aux découvertes, aux différences culturelles. Ensuite parce que je ne suis pas comme ça. Je ne vis pas dans le passé. J'y songe, je l'analyse, mais je ne le rêve pas. Ce qui est fait est révolu. Tourner la page, aussi douloureux que cela puisse être est nécessaire pour avancer.

L'Australie demeure un élément fondamental de ma progression, de ma maturité. Partir, c'est apprendre à se prendre par la main, c'est apprendre à se faire confiance et accepter de faire des erreurs. Il faut construire en un an une vie que l'on a mis des années à mettre en place dans notre pays natal : tout est extravagence et exageration. L'amitié, les flirts, les larmes, les déceptions (aussi peu nombreuses soient-elles) sont surdeveloppés. Tout est à l'extrême. Tout est plus fort. Tout est autre dans un sens.

Il serait trop simple de dire que j'ai aimé mon expérience à l'autre bout du monde car elle représentrait une année sans contrainte, sans problèmes, sans questionnement sur mon avenir et mes projets. C'est faire un faux procès à l'étudiante que je suis. Je sais pourtant pas dire pourquoi j'ai aimé l'Australie. Est-ce pour ses paysages? Mais que faire de cette lacune historique qui caractérise pourtant le pays? Est-ce pour les joyaux que j'ai rencontrés? Dans ce cas, que dire des amis retrouvés à mon retour? Que dire des rencontres de cette année? Est-ce alors pour le style de vie? Dans ce cas, où est passé mon envie de dépasser le loisir quotidien pour des aspirations plus culturelles et spirituelles?

L'Australie c'est un peu tout ça. Rien d'exceptionnel en soi. Il me semble modestement que chacun à trouver ce qu'il cherchait durant son année à l'étranger. Sydney n'est donc qu'un exemple parmi d'autres. Mon analyse ne vaut que pour elle, je n'ai pas la prétention d'exprimer un phénomène général.

Dès le début, c'est signé, inscrit, le parcours aix'pat ne dure qu'un an...

enfin presque. Je reprends mes valises dans quelques semaines pour retrouver le Common Health : direction Londres et ses aventures. Peut-être écrirai-je de nouveau sur ce blog. L'avenir tranchera ! ;)