14.08.2006
J'ai déménagé!
Me voilà partie de nouveau, empackant avec une efficacité effrayante mes vingt kilos de bagages ET toutes les affaires inutiles qui ont déjà envahies ma chambre dans la cité. Une valise, un sac, ma sac à dos, mon sac à main (Volcom, pas Vuiton, faut pas pousser tout de même). En un temps reccord, en ce dimanche matin qui clôt une semaine de sorties, je ferme une dernière fois la porte de l'appartement du 49ème étage. Une amie m'attend dans le hall pour me libérer d'une partie mon fardeau.
Une demie heure plus tard, après avoir poliment mais nerveusement supporté les propos outrageux et racistes du conducteur du taxi - un immigré italien ayant vécu à Paris qui ose se plaindre de la politique d'immigration française- je sonne à la porte de ma nouvelle maison. Avec élan, je jette énergiquement tout mon bardat. Peu importe si le vinaigre s'est renversé sur le sèche-cheveux. Je note à peine l'odeur de la sauce qui a pourtant imprégné tout l'intérieur du sac. Je n'en ai cure puisque, c'est dimanche, il fait beau et j'habite désormais à la plage!
Cinq minutes à pied de Bondi Beach. Un quartier Bobo à souhait, ambiance surfeur winner rythmée par le son des soirées reggea et des "no worries, mate" qui ponctuent la fin des phrases. Des boutiques hippies, bio à chaque coin de rues. Les piétons se baladent avec deux chiens (pourquoi toujours deux ? ), leurs sandales à la main. T'as plus de quarante ans, t'es un haut responsable dans la finance, c'est pas grave! Tu continues à arborer un sweat Ripcurl, un baggy et un IPod. C'est ça l'ami, Sydney!
J'adore! Le sable fin et blanc disparaît sous l'écume des vagues fougueuses. L'océan m'appelle, le vent me rend plus timorée. Peu importe. Dans un élan d'audace, munie d'une combinaison anti-froid avec radiateur et chaffe-mains intégrés, je m'en vais bientôt essayer le surf. Bientôt dis-je, pas maintenant. Je préfère pour l'instant assister à l'arrivée de la course City to Surf. 14 km de course du centre-ville à Bondi en longeant la côte. Bien sûr, je n'y ai pas participé, mais j'étais quand même là pour profiter des festivités et du soleil (ce qui m'a valu mes premières marques rouges sur les joues). Prochain achat : Crème anti UV et lunettes de soleil!
03:16 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
01.08.2006
A défaut du surf, le snow board!
Chers lecteurs,
après un peu d'absence, me voilà de nouveau devant mon écran d'ordinateur pour tenter de vous expliquer mon dernier week-end. J'ai énormément pensé à vous, qui souffrez d'une chaleur étouffante. J'ai pensé à vous qui cherchez à vous débarasser de l'oppression du soleil, un peu d'ombre pour vous libérer, une piscine, la mer peut-être. Peut être êtes-vous même en train de fondre comme neige au soleil, espérant le retour des doux après-midi d'automne?
Mon cas est au contraire bien plus singulier. En ce mois de Juillet finissant, je me suis rendue le week-end dernier dans la Snowy Valley pour affronter vaillament ma peur du snowboard. La sportive audacieuse que je suis n'a eu cure de rencontrer la neige glacée et glaciale après chaque virage. Téméraire même, je n'hésitais pas à continuer à tomber sur mes genoux bleutés pour me relever plus déterminée que jamais. Résultat : après 2 jours, j'arrivais enfin à descendre sans encombre la piste JAUNE (même pas verte!) que je connaissais dans ses moindres recoins...
Deux amies brésiliennes m'accompagnaient dans ce baptême des neiges. Elles qui vivent quotidiennement par des températures chaleureuses ne pouvaient plus tenir. D'autant plus qu'elles ont décidé de monter au sommet! Je vous laisse la joie de partager cette expérience : par un vent glacial, un blizzard qui vous attaque le visage, une neige cristaline qui vous déchire la peau, un thermomètre qui atteint sans difficulté les -28°C, nous prenions le télésiège pour monter au sommet. Là, les nuages avaient pris possession des lieux, rendant notre périple inutile. Juste le plaisir d'entendre mes copines hurler à la mort contre ce froid qui investit la moindre parcelle de peau laissée à découvert.
Heureusement, l'ambiance chaleureuse nous réchauffait le coeur, aidée bien entendu par quelques pintes de cette merveilleuse Carlton. Un week-end exceptionnel et inattendu qui me laisse présager des fous-rires lors de mon apprentissage du surf. Le snow est plus simple parait-il, ça promet!
07:10 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
18.07.2006
Dans la poche le kangourou?
Chers lecteurs fidèles et assidus,
le suspence devenant insoutenable, je me dois de vous écrire quelques mots rapides sur mes péripéties au zoo de Sydney. Voilà maintenant une semaine que j'ai accompli mon devoir de Française dans les Terres australes. Une semaine que je suis partie, le coeur vaillant, vers la coline du Tangora Zoo (à prononcer zou!). Une semaine maintenant et pourtant j'en reste sans voix : j'ai vu des kangourous!
Tout commence par une charmante fin de matinée domicale. Mon coloc suisse, sa copine et moi-même nous sommes enfin décidés à sortir de notre appartement douillet et chaud. Finalement prêts à renoncer à l'appel cinématographique qui rythme généralement nos dimanches, nous nous sommes dirigés le coeur vaillant vers Circular Quay pour prendre le Ferry. Eh oui, chers lecteurs, nous avons traversé la baie de Sydney!
Imaginez mon enthousiasme! N'ayant cure ni du froid, ni du vent, j'ai profité du trajet pour adminer ma ville d'acceuil. Et, croyez-moi, ça vaut le détour! Une carte postale enchanteresse : en sortant du port se dresse fièrement le harbour Bridge, chéri par les habitants de Sydney, à droite, narguant l'écume, les voiles de l'Opera House se détâchent du reste de la ville. Et plus on s'éloigne de la berge etplus je m'émerveille. C'est au tour du CBD de faire son apparition. Les immeubles semblent s'emboiter les uns aux autres. On aperçoit la tour centrale de centre qui permet d'admirer toute la ville.
Après une petite demie heure de trajet stupéfiant, vous l'aurez compris, nous arrivons enfin à l'entrée du Zoo. Une multitude d'enfants nous encercle et me fait penser que, peut-être, je suis un peu vieille pour tout ça. J'oublie mes rumatismes ;) et, tête baissée, je fonce. Pour une fois que je ne suis pas la plus petite, je pourrai tout voir! Le parc est un amoncellement ordonné d'animaux de toutes les contrées. Un vrai tour du monde. Bien entendu, mon intérêt s'est naturellement porté sur les espèces australiennes. Au menu : koala, kangourous (!) et reptiles. J'ai adoré! Un regret pourtant : j'ai perdu mon appareil photo depuis ce jour, et je ne peux donc pas vous montrer mes talents de reporter animalier. Je compte donc sur votre imagination!
14:01 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
11.07.2006
Assez parlé de football...
Voilà, la page du football se tourne, mais avant de clôre le livre de la Coupe du Monde, j'aimerais finir par quelques impressions. Je ne m'aventurerais pas à décrire l'ambiance du pub plus français et francophile que jamais. Envahis de Bleus, l'espace d'un match, Cheers a pour une dernière fois rassemblé toute une communauté autour d'un même but (sans mauvais jeu de mot!)
L'esprit mobilisateur du sport me laisse... rêveuse. Chers lecteurs, n'ayez crainte, je reste Zab, hostile au moindre effort, en constante économie d'énergie! Tout de même, cet esprit me laisse songeuse et désabusée dans un certain sens : 500 000 personnes rassemblées sur les Champs Elyssées. 20 millions de téléspectateurs réunis dernière une même équipe, portant fièrement les couleurs de leur patrie. Toute une France une et indivisible? Après l'euphorie des premiers matchs, j'ai du mal à m'enthousiasmer pour cette manifestation. Le contraste entre l'exaltation pour la Coupe du Monde et le manque de mobilisation pour des actions de solidarité me fait rager. Loin de moi l'idée de tomber dans la facilité du discours hippie, utopique voire donneur de leçon, mais je regrette notre indifférence. Ici les news ne parlent que de la Coupe du Monde oubliant le reste. C'est dommage.
Mais assez parlé de football, la prochaine fois si vous êtes sages, je vous décrirai ma rencontre avec des kangourous (des vrais!).
11:09 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
05.07.2006
Le Blues
Mardi, 17h. La fin de mon après-midi à la plage, regardant avec envie l'écume des vagues s'écrasant sur le sable. Je monte dans un bus archaïque pour me rendre vers le centre de Sydney. Dans les embouteillages, entre les tremblements du véhicule sur un macadam usé, j'appelle mon colocatiare pour qu'il me donne l'adresse.
Mardi, 18h. J'y suis. J'ouvre la porte vitrée du Sofitel. Une ambiance feutrée : quelques tables ornées de bougies, des individus endimanchés chuchotent. Au bout de la pièce, mes amis. Ils parlent doucement agrémentant leur conversation de quelques gorgées de bière. Je m'assois, j'écoute. Une amie donne un récital.
U2, Beattles,Robbie Williams, Norah Jones, Edit Piaf : chansons choisies, transformées, parfois même embellies par son style. Elle possède une voix chaude et suave. Un régal. Une douceur ennivrante. Un cocktail de tristesse, de langueur et d'amour. Un savant mélange entre ses origines latines-américaines et son éducation australienne. J'adore.
14:12 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

