01.07.2006
Love Jam
Hier soir, le coeur vaillant, affrontant l'inconnu, je me suis rendue à la promotion d'un festival de musique qui se déroulera le mois prochain.
Fidèle à moi-même je me suis d'abord dirigée vers le mauvais hôtel. Là quelques Australiens partageaient avec entrain le breuvage par excellence des jeudis soirs étudiants, j'ai nommé la bière! Etonnnée de ne trouver ni scène musicale, ni mes amis, je sortais alors mon carton d'invitation (VIP, la nana!) pour découvrir avec stupeur que je ne me trouvais pas au bon endroit!
Bien sûr, je n'ai pu m'empêcher d'avoir une forte pensée pour vous, chers lecteurs qui me connaissez suffisament. Zab la terrible, l'inexplicable! Capable de se perdre dans une boîte d'allmettes!
Consciente de ma méprise, je me suis alors dirigée vers le lieu de rendez-vous qui correspondait bien plus à la salle de concert attendue. Un immense hôtel regorgeant de salles spacieuses. Nous occupions une pièce où un bar central proposait gratuitement les produits des sponsors. En tant que pique-assiette invétérée et préparant ma carrière en politique, je me suis empressée de goûter tous les mets que les hôtesses présentaient gracieusement. Rien à voir avec les petits fours ou autres Ferrero de son Excellence, non. Rien à voir avec la cuvée du Cinquantenaire, non. Rien à voir, en effet : ambiance surfeur-winner à coup de plateau de pizza, fish'n chips et Heineken. Que voulez-vous tout le monde n'a pas la classe française! Il n'empêche que ça développe une ambiance chaleureuse, apte à préparer l'entrée des artistes. Car tel était le but de cette festivité : promouvoir les jeunes groupes hétéroclytes de Bondi et leur diversité. Bon bien sûr, il n'y avait pas Eminem puisque nous ne sommes pas à Détroit (je le savais!). Il m'empêche qu'entre publicistes, producteurs et autres personnes dont les billets dépassent des poches, je n'ai pas vu le temps passé. Décidément pas mon monde mais on s'y adapte comme un poisson dans l'eau, n'est-ce pas Nemo?
08:37 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
29.06.2006
Je ris donc je suis?
C'est assez surprenant de voir comme le quotidien est indescriptible. Cette habitude répétitive rythmant ma semaine me paraît tellement commune. Une banalité dont je ne me lasse pourtant pas. Comment pourrais-je rationnellement dans un pays que je découvre tous les jours? Comment véritablement s'ennuyer alors que chaque jour apporte sa nouveauté? Un mot, une rue, une personne, un lieu, peu importe mais le quotidien distribue sa fraîcheur.
J'ai juste du mal à vous faire partager une journée ordiniaire. Me décrire au réveil les yeux toujours à moitié clos, le pas peu assuré et la voix moribonde. Mon cerveau amorphe cherche encore dans les abîmes de ma mémoire à arracher le "How is it going?" matinal.
Je manque probablement de recul pour peindre avec munitie ma vie ici. Comment dessiner le mouvement de mes journées pour une image immobile?
Tout ce que je peux vous assurer, c'est que je ris.
Je ris lorsque mon colloc suisse se prépare pour un de ses innombrables rendez-vous galants, empestant par-là même tout l'appartement de son après-rasage.
Je ris lorsque mes colocataires brésilienne et français arguent violemment sur le niveau de leur équipe favorite.
J'esquisse même parfois un sourire lorsque, inlassablement, ils tentent de me transmettre le virus footbalistique.
Je m'esclaffe lorsque tous, nous dansons comme des crabes au milieu du salon, n'ayant cure des coussins, du canapé ni même de la table basse.
05:10 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
21.06.2006
Mise au point
Devant ce flou qui entoure mes journées australiennes, je me dois d'enlever le filtre et de dresser une image nette et pure de mon séjour ici-bas.
Chers lecteurs, je n'aime pas le foot, je ne suis pas intéressée par les résultats des diverses équipes. Bien-sûr me rendre chez Cheers pour hurler sur les joueurs m'amuse, me fait parfois sourire. Mais rien de plus. J'en parle car c'est fédérateur. Que pourrais-je raconter d'autre?
Je travaille, je lis, je prends le bus, je mange, je lis, j'écris, je lis, je lis, j'écris, je relis ce que j'écris, je travaille, je me connecte, je parle, je parle, je lis, je pense, je travaille, je cherche, je travaille, je cherche comment mieux travailler, je cherche du travail aussi, je reprends le bus, je me perds dans Sydney, j'attends la fin de la pluie pour partir, je sors entre deux averses, je lis, je travaille, je dors. Voilà mes journées. Peut-être ceci explique-t-il cela.
Mais ne croyez pas pour autant que la vie australienne est déprimante, au contraire j'adore!
Vous voici ainsi en possession d'une véritable photo de ma vie. Reste à vous dire : clic! et à bientôt
Bonne fête de la musique, écoutez Brel religieusement pour moi!
11:08 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
19.06.2006
Appel du 18 juin.
« La France a perdu un match ! Mais la France n’a pas perdu la coupe du Monde ! »
Les entraîneurs ont pu renoncer, cédant à l’hystérie, oubliant 1998, livrant l’équipe au déshonneur. Cependant rien n’est perdu !
Rien n’est perdu, parce que cette compétition est une compétition mondiale. Dans un stade libre, des supporters grisés n’ont pas encore hurlé. Un jour ces supporters motiveront nos troupes. Il faut que les Bleus, ce jour-là, soit présents dans la victoire. Alors, ils retrouveront leur honneur et leur charisme. Tel est leur but, leur but ! En marquer un.
Voilà pourquoi je confie à tous les Français, où qu’ils se trouvent, à s’unir sur les bancs, dans la bière et l’espérance.
Notre patrie est en crise de confiance. Buvons tous pour la sauver !
Vive la France !
12:05 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16.06.2006
FAQ
Pou toi public, je m'en vais répondre aux questions qui hantent tes nuits, tes jours et plus si affinités. Rien que ça! J'ai remarqué en effet que certaines interrogations sont plus que récurrentes. Voici donc une petite sélection qui devrait lever le voile sur mes journées à Sydney : TOP 5 des questions :
Quel temps fait-il ?
Nous sommes en hiver, puisque dans l'hémisphère, mais j'habite tout de même en Australie! Il fait très beau, relativement chaud (autour de 20°C) même si le vent refoidit un peu les plus courageux qui osent s'aventurer dehors. La semaine dernière il a énormément plu, c'était la première fois depuis une bonne dizaine d'années. Ca n'a malheureusement pas permis de remplir les nappes et Sydney est encore au bord de la sécheresse.
Il est quelle heure chez toi en ce moment?
Un peu calcul suffit : il suffit d'ajouter 8h et vous serez exactement l'heure qu'il est chez moi! Les mathématiques peuvent quelques fois aider. Je ne vous ferais pas l'affront de vous donner un exemple.
Comment se passe ton stage?
Mon stage se déroule de la manière suivante. Je suis considérée comme une bénévole, ce qui me permet de me rendre au bureau comme bon me semble. Ce qui ne signifie nullement que je reste chez moi tous les jours. J'essaie d'y aller aussi souvent que possible. Bien sûr, lorsque la France joue à 2h00 du matin, heure locale, j'évite de m'y rendre à l'aube.
Une fois à l'office, je travaille avec Karen qui organise une conférence sur le Timor Oriental début juillet. Mon travail consiste en chercher objectivement comment le gouvernement alloue des fonds dans la région et dans quel but. A mes heures perdues, je cherche également des adresses d'avocats, ce qui est loin d'être aussi palpitant.
Comment se passe la collocation?
La collocation se passe très bien. J'habite dans un appartement plus que luxueux en plein coeur de la ville. On peut mettre parfois l'entendre battre quand mes collocs mettent de l'electro. Je vous ai déjà dit que nous étions un exemple de melting pot, en voici la preuve : 2 Colombiens, Sebastian et Juan, 1 Suisse, Danny, 1 Brésilienne, Polliana avec qui je partage ma chambre, et un Français, Pierre.
Toute de suite acceuillie, je commence à prendre mes marques.
As-tu rencontré des surfeurs?
Je n'ai, pour l'instant du moins, pas rencontrer énormément de surfeurs. Il faut dire que nous restons beaucoup entre expat' car les Sydneysiders se protègent des étrangers. Mais la qualité prime sur la quantité, je vous l'assure!
13:45 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

