13.06.2006

Incroyable !

Inattendu ! Inconcevable ! Ubuesque ! Je n’arrive toujours pas à réaliser ! L’Australie a battu le Japon hier soir (ou hier après-midi pour vous) 3 à 1. Des actions salvatrices dans les sept dernières minutes ! Vous auriez du voir ça. Le score importe peu finalement. Le plus magique reste l’ambiance. Ce n’était pas une rue qui célébrait cette victoire mais la ville toute entière qui vibrait au rythme des chants des supporters. Une alchimie entre toutes les communautés s’est crée, le temps d’un soir.
Vraiment, personne n’y croyait. Je pense que les Australiens eux-mêmes ne sont pas dupes sur le niveau de leur équipe. Cependant, ils ont été transportés par le succès. Une ambiance digne d’un certain soir de juillet 1998… Certes, leur joie est un peu exagérée, mais c’est bon enfant. Ils peuvent être heureux, le Down Under n’a pas participé à la Coupe du Monde depuis 1974 !
Ce soir, plus d’amitié qui compte avec mon colocataire suisse : les Bleus affrontent les Helvétiques. Je m’en vais de ce pas m’affubler d’un tee-shirt ridicule aux couleurs de mon pays.

12.06.2006

Gosh Bless the Queen

J'aime l'Australie, j'aime le Commonwealth et surtout j'aime la Reine! Que dire de plus? Comment ne pas devenir royaliste quand la chef d'Etat nous permet d'affaisser toujours un peu plus le sofa du salon? Comment ne pas pardonner ce perfide Albion d'être aussi British alors qu'il nous permet de rester à la maison? Eh oui, chers lecteurs, aujourd'hui est un jour férié, et croyez-moi j'en profite. Bien sûr, ne vous affolez pas, dès demain je redeviens une républicaine révoltée, puisque trop résignée pour devenir révolutionnaire.
J'aurais aimé vous raconter mes dernières aventures. J'aurais adoré vous décrire la beauté de Canberra, ces ruelles qui s'entremèlent, se chevauchent. Malheureusement, je ne peux. La Capitale est une ville nouvelle et, qui plus est, jeune ville dans un pays nouveau-né. Pour ce que j'en ai vu, ça ne vaut pas mieux qu'un quadrillage méthodique et pragmantique. Une ville avant tout fonctionnelle où s'organisent les bâtiments d'Etat.
Mais, ne soyez pas déçus chers lecteurs! Les villes ici-bas n'ont pas le charme européen, certes. Mais qu'en est-il du panorama ? Je ne sais par où commencer. Que dire? Comment le dire? La route, désespérement droite, divise un paysage lunaire et surprenant. Une étendue de terre sèche et craquelée à perte de vue. Rien. Même the George Lake est à sec. Quel choc comparé à la verdure vallonnée de ma Bourgogne. Dépaysement total et salutaire.
Ce que je vous raconte là n'est que le résultat de coups d'oeil rapides et furtifs car je ne suis pas sortie de l'amphithéâtre où les universitaires, poli-ticiens et autres Timorais présentaient vaillamment leurs points de vues sur les causes de la récente crise au Timor-Leste. Disons que ça donne envie de voyager. Et je le ferai, parole de zab! Ne serais-ce que pour finalement découvrir après des heures d'investigation, des nuits d'enquête comment ce satané kangourou a pris la place de la girafe dans le frigo!

07.06.2006

TIM ou Terrriblement Important ce Mec!

Ah mes chers lecteurs,
aujourd'hui est un bien triste jour. Je surmonte la peine qui m'envahit. Les mains encore tremblantes, la gorge serrée, je tente presque désespéremment de trouver les mots. Hier, le conseil exécutif d'AidWatch s'est réuni. Une dizaine de personnes ont pris place autour de la table ronde comme à leur habitude. Tim a commencé à prendre la parole pour annoncer son DEPART! Imaginez mon désarroi! ;) Ne vous inquiétez pas trop, je prends sur moi pour surmonter cette épreuve....
Non sérieusement, je n'ai pu m'empêcher d'esquisser un sourire lorsque j'ai entendu cette nouvelle... Après tout ce dont a dit à son sujet! Et pour vous, chers lecteurs, je m'en vais guérir votre coeur déchiré par une si terrible nouvelle en vous dressant le portrait de cet inconnu. Ouvrez votre esprit : Un homme d'1M80, yeux clairs (enfin à ce que je m'en souviens), mais c'est tout. Le reste n'est malheureusement pas très glorieux, ou devrais-je dire en politiquement correct, pas très à mon goût. Trentaine bien avancée, bedonnant, un accent à couper au couteau.
Cela ne m'empêche pas de passer un très bon moment. Aujourd'hui je suis allée recharger mes batteries de gauchistes en rejoignant des membres actifs d'un parti politique australien. Ils travaillent sur un forum organisé sur le Timor Oriental (et devinez quoi!c'est le sujet de mon mémoire! Le hasard fait vraiment bien les choses!) Ce même sujet de mémoire me permet également de partir à Canberra ce vendredi! Si j'ai le temps de visiter la ville, je vous mets les photos sur le blog.
A très bientôt!

05.06.2006

Rencontre du 3ème type

Amis lecteurs,
Affrontant une pluie diluvienne et historique, narguant le vent, n’ayant cure du froid, je me suis aujourd’hui dirigée vaillamment vers mon premier jour de travail.
Après des mois d’interrogation, des semaines d’élucubration sur Tim, des jours de pression par msn par vous qui vouliez tant savoir à quoi il ressemblait, je suis maintenant en mesure de vous dire toute la vérité sur l'homme de ma vie. Eh bien mes amis, je ne pense pas pouvoir répondre à vos attentes, malheureusement. Je préfère vous laisser l'eau à la bouche en vous promettant une photo avant mon départ... Je vous demanderai juste de ne pas tirer des plans sur la comète.

02.06.2006

Un mérou dans la jungle urbaine.

Enfin me voilà installée dans cette belle ville de Sydney où je commence à faire mes premières marques.

La première journée fut laborieuse mais tout de même agréable. Imaginez un peu : 3 sacs sur le dos, une valise de 20 kg à tirer, l’horloge du terminal, l’insolente, affiche 5 : 00 AM, mon corps, mon esprit, mes jambes, eux, crient 22h00 et surtout une journée entière de voyage ! Le jour s’installe, je ne pense qu’à dormir.
Pourtant, un seul objectif me permet de tenir : mobilisation générale des cellules grises : parler anglais, réussir à être comprise et commencer à chercher un toit pour le soir même. (Comme quoi, l’obsession du sommeil demeure toujours présente). J’en conviens, je dramatise un peu. Comment ressentir véritablement la fatigue lorsqu’on parvient enfin au but que l’on s’est fixé ? (A savoir ne pas menacer le pilote avec une lime à ongle en papier recyclé ni le sommer de faire demi-tour).

En attendant une heure décente pour téléphoner à mes contacts, j’ai décidé de visiter un peu la ville. Et là, je le confesse, je suis tombée un peu dans les clichés : au menu : opéra et bondi beach… En un mot : magnifique ! Fermez un peu les yeux (mais pas tout de suite sinon vous ne pourrez pas lire ! (gommette)) : l’opéra s’épanouit à la lumière du soleil qui se lève tranquillement, les rayons éclairent le toit, lui donnant une couleur corail. Derrière s’étend la Bay de Sydney surplombé par son pont. A côté, un parc épouse les formes du bord de mer. Bien sûr, il y a toujours des gens pour vous gâcher le plaisir. Toutes ces personnes qui déambulent sous votre nez en vous narguant innocemment avec un regard indifférent mais qui semble pourtant me crier : « regarde comme je suis sportif et comme j’ai de la volonté ! » Pffff… z’lapéteurs ! ;)

Devant tant d’affront, j’ai préféré partir me réfugier face à la mer car les plages, ça me connaît ! Je me suis donc dirigée vers Bondi Beach, LA plage des surfeurs winners dignes de Nice… Au moment où le bus stoppe son intrépide ascension dans les rues de Sydney, la pluie, elle, fait son apparition. Sympa l’hiver ! Loin de moi l’idée de me plaindre puisque la pluie ici est relativement rare et les averses sont rapides. Elles sont tellement discrètes que j’ai cru être mouillée par l’arrosage public au départ. (On ne rigole pas les 2 au fond !)

Voilà pour le moment le résumé de mes aventures au Pays des Kangourous. Je finirai en vous rassurant : je ne dors pas sur la plage ! Mieux ! J’ai trouvé une collocation à 6, située en plein CBD. Melting Pot à volonté et ambiance farniente. La version Down Under de l’Auberge espagnole.